
Interview de Gérard Ermisse et Didier Grange, actuel et futur président du Portail International Archivistique Francophone (PIAF)
octobre 22, 2009Pouvez- vous nous présenter ce portail ?
Le Portail International Archivistique Francophone a été conçu en 2001, il a été inauguré en 2005 à Tunis. Au commencement cet outil, réalisé par des archivistes, était destiné à ceux qui n’avaient aucune formation en archives afin de combler cette lacune en offrant de la documentation et des informations, aujourd’hui il est devenu un support pour aider les professionnels à mettre à jour leurs connaissances et les étudiants à compléter leurs formations. Le budget de mise en œuvre a été de 600 000 €, l’Association internationale des Archives francophones (AIAF), l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et l’Institut de la Francophonie Numérique (INF ex INTIF) ont porté et financé ce projet. Le portail connait un succès important en termes de fréquentation, puisque l’année record compte plus de 120 000 connexions, avec un fort rebond et une durée moyenne de connexion de 20 min.
Expliquez nous pourquoi vous avez souhaité être coorganisateur de cette Semaine Internationale des Archives Francophones à Dakar ?

Les correspondants EBAD/PIAF pour l’Afrique de l’Ouest : Joseph SABGOHAN (Benin), Dilomama KONE (Burkina-Faso), Gaston KONE (Côte d’Ivoire), Emmanuel SAHA (Cameroun), Aïssatou DIALLO (Guinée Conakry), Bécaye SIDIBE (Mali), Amadou OUMAROU (Niger), Salami NADIA (Togo)
C’est pour nous une occasion unique de diffuser, encore plus que ce n’est le cas, le portail auprès des archivistes et de tous ceux que les Archives intéressent dans la région de l’Afrique de l’Ouest et de tenir un séminaire de formation de formateurs. Elle nous a permis de réunir tous nos correspondants et relais dans les pays francophones, ainsi que les étudiants en archivistique de l’EBAD. L’objectif est de faire en sorte que les utilisateurs africains s’approprient mieux le portail, car actuellement la majorité des utilisateurs viennent d’Europe, nous souhaitons que l’Afrique passe devant. Nous voulons également présenter la nouvelle version qui intègre la philosophie et les pratiques du web 2.0. Le portail possède désormais une interactivité beaucoup plus forte qu’un simple forum, c’est un lieu d’expression et d’échange, un espace ouvert destiné à s’enrichir grâce à vos contributions. De plus, sur le portail les 15 modules de formations ont été réécrits avec un maximum de coloration.
Monsieur Ermisse, vous allez bientôt céder votre place à Monsieur Grange, pouvez-vous nous préciser le fonctionnement et l’organisation du bureau du PIAF ?

La partie virile de l'équipe du PIAF (de gauche à droite) : Eric Castex, Gérard Ermisse, Didier Grange, Normand Charbonneau, Claude de Moreau de Gerbehaye
L’AIAF pilote les activités. Le PIAF est uniquement composé de bénévoles non rémunérés, le comité directeur se charge de chercher des personnes pour alimenter les contenus du site. Le siège se trouve aux Archives nationales du Québec, mais la présidence tourne, et le bureau est composé des membres de l’AIAF et de quelques membres du portail. Il n’y a pas de mandat pour le président, il est nommé sur proposition.
Que pensez-vous de l’organisation de cette semaine ?
Nous sommes très heureux du succès du PIAF à Dakar, surtout pour la rencontre des professionnels, le travail a été remarquable. C’est la première fois que nous avons un contact aussi long avec les membres africains du PIAF en Afrique, cela nous a permis de dialoguer et de partager surtout lors des ateliers. Le virtuel c’est bien, le réel c’est encore mieux !









