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Images de fin : cérémonie de clôture et synthèse

octobre 24, 2009

Pour les Archives africaines : trois défis majeurs à relever

Sensibiliser les pouvoirs publics à une bonne gestion des documents probants et des archives pour une bonne gouvernance : tel est le premier défi auquel sont confrontés nos collègues en Afrique. « Il faut éduquer les jeunes et leur faire comprendre l’importance des archives, souligne Elvis Kokou, jeune professionnel ivoirien, en poste aux Archives nationales. Nous avons manqué une génération : nous nous heurterons au même problème avec les décideurs de demain, si nous ne les sensibilisons pas ! ». Il s’agit donc d’obtenir un soutien politique fort pour les archives. La boîte à outils « une bonne gestion des documents probants pour une bonne gouvernance » devrait aider nos collègues africains à élaborer des stratégies de sensibilisation, et à créer les outils pertinents, mais le chemin sera long et difficile…

Ce n'est qu'un au revoir...

Ce n'est qu'un au revoir...

Confier la gestion des archives à des professionnels correctement formés,  et leur permettre de faire évoluer leurs compétences en s’appuyant sur la formation continue est également un des soucis majeurs relevés pendant la semaine. Des débuts de solutions, avec le PIAF notamment, ont été apportés, mais la nécessité d’un constat précis et d’un état des besoins est nécessaire, afin que des solutions appropriées soient mises en œuvre. La question a ainsi été mise à l’ordre du jour du programme d’action de la WARBICA et de la CENARBICA au titre de priorité.

Troisième défi : la conservation. C’est un constat unanime: tous les professionnels sont en attente de nouveaux bâtiments ou de locaux adaptés à de bonnes conditions de conservation, le parc immobilier étant vieillissant, inadapté, voire

Le prochain rendez-vous des archivistes et des reporters volants, c'est à Malte!

Le prochain rendez-vous des archivistes et des reporters volants, c'est à Malte!

inexistant. Dans  la plupart des cas, les services ne reçoivent plus de versement depuis longtemps (ils ne sont pas en mesure de la faire), et les fonds conservés sont sérieusement menacés de détérioration. L’attribution de ressources dépend en large partie du soutien politique, et donc de la capacité à convaincre les décideurs. Mais au-delà, la prise en compte de conditions climatiques spécifiques, la recherche de solutions à bas coûts, mais adaptées, relèvent des professionnels et une expertise locale doit se constituer.

CONCLUSIONS OF THE CONFERENCE

Records and archives in Africa: three major challenges to tackle

To convince decision makers that recordkeeping is essential for good governance: this is the first challenge to meet for our colleagues in Africa. «We must educate children so that they can understand the importance of records and archives, says Elvis Kokou, young professional at the National Archives of the Ivory Coast. We missed a generation : we will have to face the same situation with future decision makers if we do not sensitize them when they are young!». The point is to get a strong political support for archives. The «recordkeeping for good governance toolkit» created by PARBICA should help our colleagues in Africa to develop awareness strategies, to elaborate relevant professional tools, but it will be a long way…

One of the major concern of the participants to the conference is to raise the profile of archivists and records managers through professional development. Records and archives should be managed by professionals. Solutions have been presented, in particular with the French-speaking programme «PIAF» (online training), but there is a need to have a complete overview of needs and expectations so that appropriate solutions are implemented. As a consequence, training as been added to the agenda of WARBICA and CENARBICA.

Third challenge: preservation and conservation. All professionals here agree on the fact that archival buildings are old and not adapted, when they exist! Most of the time, archives services do not receive transfers any more (they are not able to), and collections are threatened with deterioration. Ressources largely depend on political support, therefore on the capacity to convince decision-makers. However beyond the problem of the specific climate in the region,  it is up to professionals to imagine low cost but adapted solutions,and a local expertise should be developed.

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THE PARBICA « RECORDKEEPING FOR GOOD GOVERNANCE TOOLKIT » PRESENTED IN DAKAR

octobre 23, 2009

Making decision-makers aware of the importance of good records for good governance: this is the objective of the modular toolkit developed by PARBICA with the support of Australia and New Zealand. It is also the perfect introduction to records management and aims to help professionals to develop the relevant tools.

More than 60 participants to the conference attended the three days workshop which was delivered both in French and English by Christine Martinez. The English participants had information about the 10 existing modules, and worked in particular on the check list, legal requirements, and the disposal schedule. The workshop in French was slightly different, as only three modules have been translated into French by the Association des Archivistes français. There was a vivid debate about some of the concepts used in the toolkit (record, records management), as they are not familiar to the French speaking participants. Some proposals were made to enrich the toolkit, in particular to think about how to raise the profile of professionals, or to develop indicators.

The participants were grateful to their colleagues from the Pacific, who provided them with such a useful and relevant tool. It is now up to them to customize it!!!

CM ateliersBAO

Workshop "recordkeeping for good govrnance toolkit" by Chrisitine Martinez

 

LA BOITE A OUTIL BONNE GOUVERNANCE DE PARBICA, PRESENTEE A DAKAR

Sensibiliser les décideurs à l’importance d’une bonne gestion des documents probants pour une bonne gouvernance: tel est l’objectif de la boîte à outils modulaire mise au point par PARBICA avec le soutien de l’Australie et de la Nouvelle Zélande. C’est également une parfaite introduction à la gestion des documents probants (records management) et une aide précieuse pour les archivistes pour mettre au point les bons outils.

Plus de 60 participants ont assisté aux trois jours d’ateliers animés en anglais et en français par Christine Martinez. Les participants anglophones ont reçu des informations sur les 10 modules déjà existants, et ont en particulier travaillé sur une liste de contrôle, sur les obligations légales, et sur le calendrier de conservation. L’atelier en français était légèrement différent, dans la mesure où trois modules seulement ont pour l’instant été traduits en français par l’association des Archivistes français. Il ya eu un débat animé sur certains des concepts utilisés dans la boîte à outils, mais avec lesquels les francophones ne sont pas familiers  (record, records management). Des propositions ont été faites pour enrichir la boîte à outils, par exemple comment valoriser le profil des professionnels, comment élaborer des indicateurs.

atelier BAO

Christine Martinez lors de l'atelier "Boîte à outil bonne gouvernance"

Les participants sont très reconnaissants à leur collègues du Pacifique qui leur ont offert un tel outil, utile et pertinent. Il leur revient maintenant de se l’approprier!!!

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ATOM ? Do you need to adopt it ? Est-il fait pour vous ?

octobre 23, 2009

L’objectif du workshop ICA-Atom de cette semaine était de vous résumer les objectifs et les principales fonctionnalités de ce logiciel et de vous donner des clés pour l’utiliser en fonction de vos besoins.

Mardi, mercredi ainsi que jeudi matin, les participants ont pu découvrir quelques fonctionnalités d’ICA-Atom. L’atelier a été animé à la fois en français et en anglais. Cela a été également l’occasion de les confronter aux normes de description archivistique produites par le Conseil international des Archives : ISAD-G, ISAAR-CPF, ISDF et ISDIAH. Ce sont nos deux précieux collègues de Côte d’Ivoire, Lydie Gnessougou Baroan et André Manouga Singo, de la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique, qui ont introduit dans cet atelier l’étude de ces normes et ont fait bénéficier les participants de leur retour d’expérience d’utilisation de ces normes.

ICA-Atom est l’acronyme d’Access to Memory. Ce projet, développé à l’initiative du Conseil international des Archives, a été lancé en 2006. Son objectif : offrir aux archivistes un outil libre et gratuit pour la publication de leurs instruments de recherche et de leurs fonds en général. Toutes les descriptions produites dans le cadre de cet outil poursuivent les normes de l’ICA.

Au cours de l’atelier, nous avons présenté deux projets de guides d’archives publiés avec ICA-Atom :

- http://www.archivesofdevelopment.org, publié par les Archives et la Bibliothèque de la Banque Mondiale ;

- http://www.humanrightsarchives.org, publié par l’ICA, avec le soutien du programme “Information pour tous” [IFAP] de l’UNESCO.

Avec les exercices pratiques, les participants ont pu tester quelques fonctionnalités de cette application : de quelle manière publier une description d’institution archivistique, description respectant la norme ISDIAH ; comment s’y prendre pour rédiger une description de fonds  conforme à ISAD-G, la relier à la description du service qui le conserve ainsi que le producteur de ses documents, etc.

Christophe Jacobs lors de l'atelier ATOM

Christophe Jacobs lors de l'atelier ATOM

Cet atelier n’a été qu’une brève introduction à l’ univers d’Atom, mais les participants ont pu constater à quel point l’outil est facile d’utilisation, comment produire simplement des descriptions normalisées. Des remarques et suggestions ont été formulées pour l’amélioration de l’outil lui-même, notamment l’introduction de liens à partir du champ vers les règles de la norme correspondante.

Un projet a enfin été esquissé à la fin de l’atelier : la publication à l’aide d’ICA-Atom d’un guide composé de toutes les descriptions conformes à ISDIAH des services d’archives implantés par exemple dans les régions Warbica et Cenarbica. Ce serait la première étape d’un travail qui pourrait se poursuivre sur la réalisation d’un guide portant sur les archives relatives à la maladie du SIDA dans l’Ouest africain ou relatives à la médecine traditionnelle. Un tel projet serait une bonne occasion de lancer des campagnes de collecte de documents en la matière dans les pays concernés et également de prolonger la formation à ICA-Atom, permettant aux collègues de publier leurs descriptions et de gérer eux-mêmes ce guide interactif.

ANNEXES

Présentation PPT : [Fichier PDF] Atelier ATOM_fr_1

Présentation PPT : [Fichier PDF] Atelier ATOM_fr_2

Les participants à l'ateliers ATOM, au premier plan le Sécrétaire Général de la WARBICA M. Mr Georges Narisson TUOLEE

Les participants à l'ateliers ATOM, au premier plan le Sécrétaire Général de la WARBICA M. Georges Narisson TUOLEE


“ICA-AtoM in a nutshell” and “Have a taste on what you’re able to do with ICA-AtoM” were the objectives of the workshops proposed by Christophe Jacobs, from the iCA Secretariat, during this week.

On Tuesday, Wednesday and Thursday morning, participants discovered some functionalities of ICA-Atom, both in French and in English. They also were informed about where to find and how to use ICA’s description standards : ISAD-G, ISAAR-CPF, ISDF and ISDIAH. The introduction to these standards and a feedback-experience on how to use standards in your own working environment were given by our colleagues from Ivory Coast : Lydie Gnessougou Baroan and Andre Manouga Singo, from the Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique.

ICA-Atom is the acronym of Access to Memory. The project was launched in 2006 by ICA. Its purpose : offering to colleagues a tool enabling them to publish online finding aids and archival holdings. All the descriptions produced in this tool are ICA standards-compliant. The software is open-source and free of charge.

Our African colleagues attending the conference discovered during the workshop two projects of archival guides, published with ICA-Atom :

- http://www.archivesofdevelopment.org, published by the Archives and Library of the World Bank ;

- http://www.humanrightsarchives.org, published by the ICA, with funds from Unesco’s Program “Information for all” [IFAP].

Then with some exercises, they could test some functionalities of the application : how to publish a description of their archival institution, which is also ISDIAH-compliant ; how to produce descriptions of   archival fonds; how to link these description to the archival institution and to the creators, etc.

That was only a short introduction to the AtoM world, but people were able to see how easy it is to put standards-compliant descriptions online with ICA-Atom and made some useful remarks and suggestions in order to improve it. A project was also proposed at the end of the session : developing a guidewith all ISDIAH-compliant descriptions of archival institutions based in the Warbica and Cenarbca branches, as a first step.

As a next step, the participants proposed that a guide on archives about A.I.D.S. in West-Africa or about traditional medicine could be developed with AtoM. This would be a good opportunity to launch  campaign to identify and collect the relevant material  in each of the countries members of the branch, and to organize ICA-AtoMtraining sessions si that colleagues are able to publish descriptions by themselves and can manage this online tool.

ANNEXE

PPT presentation : [PDF File] Atelier ATOM_en

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Fin de l’Assemblée Générale de la WARBICA

octobre 23, 2009

L’assemblée générale de la journée d’ouverture n’avait pas permis de valider le plan d’action de la branche. Pour le dernier jour de cette semaine, les membres ont donc pu faire des propositions afin de compléter les 4 points de la précédente feuille de route, qui n’ont pas été réalisés ou seulement en partie :

-  L’intégrité des archives : créations des boucliers bleus dans les pays membres de la branche et mise en place d’ateliers de restauration au niveau regional;

- La sauvegarde des journaux officiels et des archives de l’Afrique Occidentale Française ;

-  Elaboration et publication de guides d’archives ;

-  Organisation d’une réunion pour 2010 dans un pays africain membre.

Ainsi les propositions suivantes ont été prises en compte:

-  Mise en place d’un groupe de travail pour rédiger de nouveaux statuts et les mettre en conformité avec ceux de l’ICA;

-  Enquête sur les besoins en formation;

-  Elaboration de lignes directrices pour mettre en place une politique de numérisation;

–         Création d’un annuaire des services d’archives dans la région;

–         Promotion et adaptation dela boîte à outils bonne gouvernance;

–         Organisation d’ateliers de formation aux normes de description en relation avec AtoM.

En outre, George Narisson Tuolee, Archiviste national du Liberia, a offert d’accueillir à  Monrovia la prochaine réunion de la WARBICA en 2010.

Plusieurs pays membres de CENARBICA (Tchad, Burundi, Cameroun, Gabon, Congo Brazzaville et Congo Kinshasa) ont assisté à l’Assemblée générale de WARBICA en observateurs, mais ont offert des contributions tout à fait pertinentes. Ils ont proposé que les deux branches coopèrent et partagent leurs expériences.

La deuxième partie de l'Assemblée Générale de la WARBICA le 23.10.2009

La deuxième partie de l'Assemblée Générale de la WARBICA le 23.10.2009

WARBICA GENERAL ASSEMBLY: SECOND SESSION AND CLOSURE

The action plan of the branch was not defined and adopted during the first session : on the last day of the conference week, WARBICA members were able to make proposals to complete the four points  presented in the former route map, which were not or partly achieved:

–         promoting the integrity of archives by creating national committees of the Blue Shield in the countries members of WARBICA, and developing restoration centres at the regional level.

–         Saving the archives of the former AOF (Afrique occidentale française)

–         publication of finding aids

–         organization of the next general conference of the branch in a member country.

The following proposals were taken into account:

–         setting up a working group to update the branch constitution and put it in accordance with that of the ICA;

–         conducting a survey on training needs;

–         developing guidelines to define a digitization policy;

–         creating a directory of archives services in the region;

–         organizing training sessions on description standards in relationship with AtoM;

–         promoting and adapting the Recordkeeping for good governance toolkit.

Moreover, George Narisson Tuolee, Secretary general of the branch and national archivist of Liberia, offered to host the 2010 meeting in Monrovia.

Other topics of importance were discussed:

–         the development of the branch website using the facilities offered by the ICA website;

–         the difficulties to pay  fees from a practical point of view (no credit cards, problems of money transfers)

–         the 2007 Québec declaration from 14 countries aiming to create an association of African archivists.

Representatives of CENARBICA countries  (Tchad, Burundi, Cameroun, Gabon, Congo Brazzaville and Congo Kinshasa) attended the WARBICA general Assembly as observers, but delivered relevant contributions, and proposed that the two branches could co-operate and share experiences.

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Interview de Gérard Ermisse et Didier Grange, actuel et futur président du Portail International Archivistique Francophone (PIAF)

octobre 22, 2009

Pouvez- vous nous présenter ce portail ?

Le Portail International Archivistique Francophone a été conçu en 2001, il a été inauguré en 2005 à Tunis. Au commencement cet outil, réalisé par des archivistes, était destiné à ceux qui n’avaient aucune formation en archives afin de combler cette lacune en offrant de la documentation et des informations, aujourd’hui il est devenu un support pour aider les professionnels à mettre à jour leurs connaissances et les étudiants à compléter leurs formations. Le budget de mise en œuvre a été de 600 000 €, l’Association internationale des Archives francophones (AIAF), l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et l’Institut de la Francophonie Numérique (INF ex INTIF) ont porté et financé ce projet. Le portail connait un succès important en termes de fréquentation, puisque l’année record compte plus de 120 000 connexions, avec un fort rebond et une durée moyenne de connexion de 20 min.

Expliquez nous pourquoi vous avez souhaité être coorganisateur de cette Semaine Internationale des Archives Francophones à Dakar ?

Les correspondants EBAD/PIAF pour l’Afrique de l’Ouest : Joseph SABGOHAN (Benin), Dilomama KONE (Burkina-Faso), Gaston KONE (Côte d’Ivoire), Emmanuel SAHA (Cameroun), Aïssatou DIALLO (Guinée Conakry), Bécaye SIDIBE (Mali), Amadou OUMAROU (Niger), Salami NADIA (Togo)

Les correspondants EBAD/PIAF pour l’Afrique de l’Ouest : Joseph SABGOHAN (Benin), Dilomama KONE (Burkina-Faso), Gaston KONE (Côte d’Ivoire), Emmanuel SAHA (Cameroun), Aïssatou DIALLO (Guinée Conakry), Bécaye SIDIBE (Mali), Amadou OUMAROU (Niger), Salami NADIA (Togo)

C’est pour nous une occasion unique de diffuser, encore plus que ce n’est le cas, le portail auprès des archivistes et de tous ceux que les Archives intéressent dans la région de l’Afrique de l’Ouest et de tenir un séminaire de formation de formateurs. Elle nous a permis de réunir tous nos correspondants et relais dans les pays francophones, ainsi que les étudiants en archivistique de l’EBAD. L’objectif est de faire en sorte que les utilisateurs africains s’approprient mieux le portail, car actuellement la majorité des utilisateurs viennent d’Europe, nous souhaitons que l’Afrique passe devant. Nous voulons également présenter la nouvelle version qui intègre la philosophie et les pratiques du web 2.0. Le portail possède désormais une interactivité beaucoup plus forte qu’un simple forum, c’est un lieu d’expression et d’échange, un espace ouvert destiné à s’enrichir grâce à vos contributions. De plus, sur le portail les 15 modules de formations ont été réécrits avec un maximum de coloration.

Monsieur Ermisse, vous allez bientôt céder votre place à Monsieur Grange, pouvez-vous nous préciser le fonctionnement et l’organisation du bureau du PIAF ?

Une partie de l'équipe du PIAF (de gauche à droite) : Eric Castex, Gérard Ermisse, Didier Grange, Normand Charbonneau, Claude de Moreau de Gerbehaye

La partie virile de l'équipe du PIAF (de gauche à droite) : Eric Castex, Gérard Ermisse, Didier Grange, Normand Charbonneau, Claude de Moreau de Gerbehaye

L’AIAF pilote les activités. Le PIAF est uniquement composé de bénévoles non rémunérés, le comité directeur se charge de chercher des personnes  pour alimenter les contenus du site. Le siège se trouve aux Archives nationales du Québec, mais la présidence tourne, et le bureau est composé des membres de l’AIAF et de quelques membres du portail. Il n’y a pas de mandat pour le président, il est nommé sur proposition.

Que pensez-vous de l’organisation de cette semaine ?

Nous sommes très heureux du succès du PIAF à Dakar, surtout pour la rencontre des professionnels, le travail a été remarquable. C’est la première fois que nous avons un contact aussi long avec les membres africains du PIAF en Afrique, cela nous a permis de dialoguer et de partager  surtout lors des ateliers. Le virtuel c’est bien, le réel c’est encore mieux !

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Rencontre avec Eric Castex, le sorcier du PIAF!/Meeting Eric Castex, the PIAF wizard!

octobre 22, 2009

Pouvez-vous vous présenter et nous parler des nouveautés techniques du portail ?

Je suis le chef de service Atelier de Développement Informatique Multimédia (ADIM), directeur des Technologies d’Informations et de Communications (TICE), à l’Université de Toulouse le Mirail.

Monsieur Eric Castex

Monsieur Eric Castex

Je travaille avec deux techniciens sur un système de gestion de contenu nommé  DRUPAL qui permet d’avoir le web 2.0 pour la gestion sur une plateforme pédagogique. DRUPAL est un logiciel libre avec des fonctions collaboratives : l’interactivité avec le public, un espace professionnel qui s’appelle MAHARA et qui est un outil de collaboration pour des réseaux de travail comme l’intranet. Cet  outil (MAHARA) permet également de faire trois actions qui sont : le blog, la collaboration sous forme de réseaux (modèle Facebook) et le forum. Il permet aussi de faire des impressions PDF pour les cours et surtout de répondre aux normes d’accessibilité liées à des conditions un peu plus difficiles.

Eric travaille sur le projet PIAF depuis l’origine, en 2001. Il a appris à connaître les archivistes et leurs besoins en formation, et s’est appliqué à traduire ces besoins en proposant des solutions techniques adaptées pour le portail. L’approche interactive est essentielle dans ce projet, et le résultat obtenu est très encourageant, même si des améliorations sont encore possibles, car l’environnement technologique choisi permettra dans le futur de faire progresser le portail.

 

Découvrez les fonctionnalités et le contenu du PIAF : http://www.piaf-archives.org/

Could you introduce yourself and present the technological innovations of the portal?

I am the head of a department dedicated to multimedia computing development, director of the Information and Communication technologies, at the University Le Mirail in Toulouse.

I am working with two technicians on a content management system called DRUPAL, which enables to use web 2.0 for managing a pedagogical platform. DRUPAL is an open source software with collaborative functionalities; with DRUPAL you can interact with users, create a professional space called MAHARA, which is a tool for collaborative networks like intranet. With MAHARA, you also can develop blogs, collaboration through networks (on the Facebook model) and forums. PDF printings of courses and lessons are also possible. Most of all, MAHARA is developed in accordance with access standards, especially in difficult conditions.      

Eric is working on this project from the very first stage, in 2001. He learned a lot about archivists and their training needs, and tried to translate these needs by proposing adapted solutions for the portal. The interactive  approach is essential  in this project and the result is very encouraging, even if improvements are still possible, because the technological choice will enable progress in the future.   

Discover the PIAF functionalities and content  : http://www.piaf-archives.org/

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Interview de Monsieur N’GOLI Basile, Directeur des Archives de la République du Congo/INTERVIEW OF MR NGOLI, NATIONAL ARCHIVIST OF THE DEMOCRATIC REPUBLIC OF CONGO

octobre 22, 2009

Je suis Directeur des Archives de la République du Congo depuis un an.

Monsieur N'GOLI Basile

Monsieur N'GOLI Basile

Notre principal souci concerne notre bâtiment, le gouvernement doit augmenter notre budget d’investissement afin de réaliser la réfection de la toiture, ainsi qu’une extension de notre bâtiment. Car nous ne pouvons plus recevoir de versement (mis à part les textes officiels).Nous avons comme principaux projets l’informatisation, la numérisation et la formation de nos 39 agents.

Nous sommes toutparticulièrement intéressés par l’atelier “boîte à outils bonne gouvernance”, qui rentre tout à fait dans le cadre de nos objectifs de formation, et nous sommes donc très contents d’être là.

Basile Ngoli was appointed as Natrional Archivist of his country a year ago. “The major concern I have now is our building, which is not appropriated, and too small, he says . We have asked the Governement to provide the resources to repair the roof, and to build an extension”. Mr Ngoli has got a priority list for projects : among them, training for the 39 members of the National Archives staff, digitization, and automation. “We are particularly interested in the “Recordkeeping for good governance toolkit”,  he adds. It is relevant in the context we have in our country, and it fits in well with our training policy. “    

 

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Rencontre avec Venance BAHI GOURO, Directeur des Archives nationales de Côte d’Ivoire/Meeting Mr Bahi Gouro, Natinal Archivist of the Ivory Coast

octobre 22, 2009

Présentation : formation, parcours professionnel, fonction actuelle

BAHI GOURO Venance, Directeur des Archives nationales de la Côte d’Ivoire. Je suis diplômé d’une maîtrise d’histoire à l’université d’Abidjan  en 1979. Ensuite j’ai obtenu une bourse de la Côte-d’Ivoire, ainsi j’ai pu continuer mes études à l’Ecole Nationale des Bibliothécaires de Lyon, où j’ai eu le diplôme de conservateur de bibliothèque. J’ai également effectué des études à l’université de la Haute-Alsace, où j’ai obtenu le diplôme d’Etude supérieure Spécialisée d’Archivistique (ESSA) en 1982. De retour dans mon pays, j’ai été nommé Directeur adjoint de la production aux Nouvelles Editions Africaines de 1983 à 1999. Après la fermeture du bureau pour des raisons économiques, j’ai été enseignant à l’Institut National Supérieur des Arts et de l’Action. Depuis 2001 à nos jours, j’occupe les fonctions de Directeur des Archives nationales de la Côte-d’Ivoire.

Monsieur Bahi Gouro Venance

Monsieur Bahi Gouro Venance

Quelle est la situation des Archives nationales de Côte d’Ivoire en termes de bâtiment ?

Jusqu’à présent nous n’avons pas de nouveaux locaux, nous avons hérité d’un ancien bâtiment colonial. En 1982, une convention avec l’UNESCO prévoyant une partie du financement pour la construction d’un nouveau bâtiment avait été mise sur pied, mais les lenteurs de l’administration ivoirienne ont été un facteur bloquant, c’est la raison pour laquelle le projet est resté sans suite. Cependant, j’espère pouvoir profiter du transfert de la capitale administrative à Yamoussoukro, qui est en cours, pour proposer un plan pour la nouvelle maison des archives, ainsi donc les archives y seront transférées et j’espère que ma demande aura une suite favorable.

 

Le bâtiment est t-il en saturation ou reçoit-il encore des versements ?

Nous ne recevons plus de versement à cause de la saturation. Pour les ministères qui désirent, nous donnons des conseils au niveau de leurs locaux pour la conservation et la gestion de leurs documents.

Que pensez –vous de cette manifestation ?

En  définitive on peut dire que c’est une bonne initiative, la délégation ivoirienne est composée d’une dizaine de personnes. C’est une occasion d’échange, de partage sur l’actualité des archives et aussi une rencontre de mise à niveau. Je pense que c’est une bonne expérience pour l’organisation de la SIAF en Côte d’Ivoire que l’on a en tête et nous espérons qu’elle se réalisera dans l’avenir avec l’aide et le financement des autorités de notre pays.

Avez-vous participé à des ateliers ? Qu’en avez-vous retiré ?

Oui, j’ai participé à l’atelier du PIAF et cet outil, par l’intermédiaire de son nouveau portail, est très intéressant.

 

Mr Gouro, could you introduce yourself?

« I have got an History diploma from the Abidjan University in Abidjan, in 1979. Then with a financial  support from my country, I could study in the School for Librarians in Lyon (France), and obtained the diploma of Library curator.  I also had the opportunity to study in the University of Haute-Alsace (France) where I graduated as an archivist in 1982. Back to my country, I was appointed by the « Nouvelles éditions africaines » from 183 to 1999. For economical reasons, the company had to close, and I was therefore appointed as a teacher in the National School for Arts and Action. From 2001, I am the National Archivist of the Ivory Coast.

What is the situation in your country as far as archives buildings are concerned?

Until now, we are living in an old colonial building. In 1982, in the framework of an agreement with UNESCO, there was a project for a new building, which would have been partly funded by the organization. But our administration is very slow, and there was not following up. However, I hope that the transfer of the capital from Abidjan to Yamassoukro which is currently in progress will be the opportunity to present a project plan for a new archives buildings, and that I will be listened to…

Is the building full, or do you still accept transfers from the administrations?

We cannot accept because the building is full. For those ministries which are interested, we provide them with advice so that preservation is improved.

What is your opinion about the conference?

This is a good initiative. The delegation from the Ivory Coast is composed by ten professionals. It is an opportunity to exchange, to share about the actuality on archives, but also to improve yourself. I think it is a good experience for the Ivory Coast in terms of organizing and international conference, because we would like to host the next one. We are hoping that we will get the support from our country to do it.    

Did you participate to the workshops ?

Yes, and I was particularly interested by the PIAF.  

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ECHO DU CAMEROUN

octobre 21, 2009

Le Ministère de la Culture et le Ministère de l’Enseignement Supérieur de la République du Cameroun sont heureux de vous annoncer la nomination de Monsieur Ngwang Michael NGWANYI au poste de Directeur des Archives nationales.

Monsieur NGWANG Michael NGWANYI

Monsieur NGWANG Michael NGWANYI

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Interview de Madame Fabèye Ndiaye, Présidente du REFABAD (Réseau des femmes Bibliothécaires, Archivistes et Documentaliste du Sénégal)

octobre 21, 2009

Présentation : formation, parcours professionnel, fonction actuelle

Madame Fabèye Ndiaye, Présidente du REFABAD

Madame Fabèye Ndiaye, Présidente du REFABAD

Je suis Conservateur d’archives de formation, j’ai effectué à l’EBAD, le premier cycle en présentiel en 1991; obtenu le Diplôme supérieur en science de l’information documentaire (DSSID) sortie major de la section archives en 2005, puis le master II en 2007 à distance (FADIS).

Actuellement Chef de l’unité archives générales et documentation à la Société Nationale d’Electricité (SENELEC) à Dakar.

Historique du réseau : création, statut et objectifs

L’idée de création d’un réseau est venue en 2007, car les femmes travaillant dans le domaine archives ont senti un certain vide et une léthargie au sein de la profession.

Nous avons donc décidé de créer un réseau de femmes professionnelles en complémentarité de l’association déjà existante pour apporter la touche féminine dans notre profession et occuper la place qui nous revient.

Au début une quarantaine de femmes ont répondu à l’appel et se sont réunies à l’EBAD dans le but de mettre sur pied ce réseau afin de revaloriser la fonction documentaire au niveau national et de lui donner la place qui lui revient dans la société.

En 2008,  suite à la reconnaissance des statuts par le Ministère de l’Intérieur, la première assemblée générale s’est tenue aux Archives nationales.

Les objectifs sont les suivants : la revalorisation de la fonction archives documentation car elle est toujours considérée comme le parent pauvre de l’administration, l’entraide et la solidarité entre professionnelles et l’appui aux jeunes diplômées pour trouver des emplois.

Réalisations et projets en cours et à venir

Le plan d’action initial était basé sur des rencontres avec les autorités (Ministères de la Communication, de la Culture, de la Coopération), les décideurs (patronat), les syndicats et même les sociologues de l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN) : beaucoup d’audiences ont donc eu lieu (3 à 4  par semaines pendant quelques mois) afin de vulgariser les objectifs du réseau.

Cette approche a porté ses fruits et les autorités ont compris que la gestion de l’information  documentaire était un maillon essentiel dans la communication gouvernementale, c’est ainsi que nous avons été invités par le Ministère de la Communication lors du séminaire qui s’est tenu à Saly récemment sur la gestion de l’information gouvernementale. Des débats houleux sont intervenus entre journalistes et archivistes sur le thème de la dépénalisation du délit de presse et la communicabilité des documents, en effet le droit à l’information  ne doit pas être ouvert à toutes les dérives, il est nécessaire de bien connaitre les textes récents sur la communicabilité des archives (cf. loi 200602).

Dans un avenir proche, nous avons prévu de faire des dons de livres dans des écoles de femmes, l’école Mariama Ba de Gorée et le lycée Kennedy car il nous semble important de redynamiser le volet lecture dans les écoles pour combler les lacunes des élèves en lecture et renforcer les ressources documentaires des bibliothèques scolaires qui sont insuffisantes. Il faut donner aux jeunes, qui ont tendance à trop utiliser le virtuel, le goût de la lecture qui leur permettra de mieux s’exprimer.

Dans cette optique nous recherchons des partenaires, nous avons notamment contacté la fondation Friedrich Ebert et l’UNESCO.

Actuellement le réseau compte une centaine de membres sur l’ensemble du pays, nous espérons à long terme l’élargir  pour en faire un réseau panafricain.

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